On a frisé le record - J4

20160727 865 Lipinski HD

Le record de Bertrand Delesne, établi sur l’édition 2010 entre les Açores et Les Sables d’Olonne a vacillé. Ian Lipinski (Griffon.fr) n’est pas passé loin d’établir une nouvelle performance avec 299,1 milles parcourus de point à point. Soit à six petits milles des 305 milles de référence. En série, si Tanguy Bouroullec (Kerhis CERFrance) tient toujours la corde, d’autres pointent le bout de leur nez.

 

D’évidence, Ian Lipinski n’a pas mis très longtemps pour intégrer le mode de fonctionnement du plan Raison qui avait porté Davy Beaudart à la victoire dans la première étape de la Mini Transat 2015. Dominateur depuis le début de saison, il démontre là une supériorité évidente, qu’il doit autant aux qualités intrinsèques de sa machine qu’à son propre talent. Alberto Bona (Promostudi La Spezia) doit se sentir bien seul dans cette lutte inégale. Encore peut-il se focaliser sur un objectif secondaire : être le deuxième à franchir la ligne en temps réel à Horta et ne pas se laisser tondre la laine sur le dos par les bateaux de série de dernière génération.

Route droit devant, sur un fil

Depuis le contournement du DST du cap Finisterre, les écarts de route se mesurent à quelques degrés près. La route directe semble être jusqu’ici le meilleur choix. Nord ou sud, les vitesses sont quasiment les mêmes et les écarts de route, même faibles, se paient. Ainsi Henri Patou (Défense Assurances) vient de faire entrer son Ofcet dans le quinté de tête en privilégiant une trajectoire proche de l’orthodromie. Néanmoins, en abattant cette carte, ils jouent un jeu risqué : il suffit que la dorsale qui s’établit entre les Açores et Les Sables d’Olonne descende de quelques degrés de latitude pour piéger les bateaux les plus au nord. Autant l’on arrive à anticiper les trajectoires des centres dépressionnaires, autant c’est autrement plus compliqué pour les hautes pressions. Actuellement, la traversée se résume à une course de vitesse vers l’arrivée, mais dans ce type de situation, aucun scénario n’est écrit à l’avance.

La solitude des attardés

S’il en est quelques uns qui sont loin de ce genre de préoccupation, ce sont les solitaires de queue de peloton. Une fois de plus, la règle qui veut que les riches s’engraissent encore plus s’est appliquée. Pendant que la tête de flotte caracole à près de dix noeuds, Pierre Révol (As de Coeur II), Marine André (Mini Explorer), Yann Burkhalter (Kalaona), Germain Kervéléo (Technique Voiles) ou bien encore Frédéric Bazin (Manu Poki) paient un début de course ingrat dans le golfe de Gascogne où les attardés se sont fait prendre par des calmes. Depuis, c’est toujours un petit déficit de vitesse qui creuse les écarts. Bateaux d’ancienne génération, difficulté à trouver le bon rythme, manque d’automatismes pour trouver rapidement les bons réglages, les différences se font aussi sur ces points de détail. C’est là qu’il faut puiser dans les réserves morales pour éviter de tomber dans le défaitisme ou dans la suractivité, rapidement épuisante. Il faut aussi veiller à ne pas rentrer dans un faux tempo, d’autant que l’arrivée sur les Açores peut réserver bien des surprises. La position de l’anticyclone va être déterminante pour savoir comment aborder l’archipel et il faudra être sacrément lucide pour ne pas se faire piéger par les dévents des îles. Tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie…

Classement au pointage de 17h (TU+2) :

Séries :

  1. Tanguy Bouroullec (Kerhis CERFrance), à 677,4 milles de l’arrivée
  2. Jonas Gerkens (Volvo) à 30 milles
  3. Ambrogio Baccaria (Alla Grande Ambecco) à 36,6 milles
  4. Tom Dolan (Offshoresailing.fr) à 37,8 milles
  5. Henri Patou (Défense Assurances) à 45,2 milles

Prototypes :

  1. Ian Lipinski (Griffon.fr) à 581,1 milles de l’arrivée
  2. Alberto Bona (Promostudi La Spezia) à 82,7 miles

 

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