Les Sables - Açores - Les Sables : ils sont partis

SAS2016 01

Démarrage en douceur pour les vingt-deux solitaires des Sables – Les Açores – Les Sables. Après un parcours en baie de quelques milles, tous ont pointé l’étrave vers le sud-ouest et les abords du cap Finisterre. Pour quinze d’entre eux, la simple traversée du golfe de Gascogne est déjà un bizutage. Les Sables – Les Açores – Les Sables, c’est aussi l’occasion de grandir, de changer de statut.

Certains rituels ont beau être ancrés dans les procédures de course de la Classe Mini, ils en prennent d’autant plus de valeur suivant le format de l’épreuve. On pouvait le sentir lors du dépôt des téléphones portables des coureurs auprès de l’organisation. En mer, les solitaires n’ont droit qu’à la VHF comme unique moyen de communication avec l’extérieur. Et si c’est une chose d’abandonner ses connections familières pour une course de deux jours, c’en est une autre dès lors qu’on accepte de couper les liens avec la terre pour une semaine, en sachant qu’à certains moments, les solitaires seront à plus de 300 milles du premier abri. Dans ces cas-là, l’océan apparaît vraiment dans toute son immensité. Ce matin, les sourires étaient un peu plus crispés que d’habitude, les adieux sur les pontons un peu plus chargés en émotion. On a beau s’y être préparé, c’est quand on vit l’événement qu’on mesure qu’on a changé d’échelle.

Une entrée en matière idyllique

Mer belle, grand soleil, vent de nord-ouest d’une dizaine de noeuds à peine : les conditions étaient heureusement idéales pour permettre aux candidats à l’aventure de switcher, de passer totalement en mode course, de changer d’univers. A ce petit jeu, les habitués comme Ian Lipinski (Griffon.fr), Henri Patou (Défense Assurances) ou Jonas Gerkens (Volvo) entraient plus facilement dans la danse, même si certains bizuths ne laissaient pas leur part au chien comme l’épatant Ambrogio Beccaria (Alla Grande Ambeco) qui, à la barre de son Pogo 2, bouclait le parcours côtier en deuxième position juste derrière l’intouchable Ian Lipinski.

Derrière, les mises en route étaient plus difficiles pour certains, à l’image de Frédéric Bazin (Manu Poki) ou Simon Bénaïchouche (La Boulangerie Marie) déjà attardés à la dernière marque du parcours côtier. Ce dernier, sûrement encore sous le coup de l’émotion du départ, en oubliait de contourner la bouée Nouch Sud, seule marque de parcours obligée avant les Açores.

En file indienne, vent de travers, la flotte commençait sa lente procession dans le golfe de Gascogne. Naviguant encore à vue, tous et toutes vont trouver le moyen de s’acclimater à cette nouvelle vie entre parenthèse avant que ne tombe la première nuit. La lune sera quasiment pleine pour les accompagner. Des conditions rêvées pour un apprentissage grandeur nature. Vianney Desvignes (Cachaça) avouait avant le départ qu’un de ses plus grands plaisirs en mer était de pouvoir dévorer un saucisson, vent de travers par 10 noeuds de vent. On espère pour lui qu’il n’a pas oublié la charcuterie.

Classement à l’issue du parcours côtier :

  1. Ian Lipinski (Griffon.fr), 1er proto
  2. Ambrogio Beccaria (Alla Grande Ambeco), 1er série
  3. Tanguy Bouroullec (Kerhis – CERFRance), 2e série
  4. Frédéric Moreau (Petit Auguste et Cie), 3e série
  5. Jonas Gerkens (Volvo), 4e série

Horaires marées


Ports:

Logo Oceane 2015 250Une info ? Une annonce ?
Un événement ?
Faites-nous en part :
098.456.0044 ou 06.29.56.38.17
boss@futurimedia.fr